Chronique – interruption


De l’interruption volontaire des programmes et d’une pause bienvenue dans la diffusion quotidienne des chroniques, et poèmes d’une autruche volante et flottante en prime

Ceci est une interruption volontaire du carnet de bord de sept ou plutôt neuf soit disant réfugiés dérivant en Mer d’Autriche à la recherche d’une chapelle dite d’Arezzo pour y déclarer l’indépendance des fresques de Piero della Francesca et ce avant de se diriger vers Bangkok et y trouver une sauvegarde inespérée.

Les autorités maritimes, portuaires, royales, nerveuses et à toutes fins utiles, ont décidé d’interrompre le flux cathodique, neuronique, et éthylique, desdits individus dont l’intention ne parait ni catholique, ni protestante, ni orthodoxe, ni musulmane ni hébraïque, ni bouddhiste, ni hindouiste, ni conforme à tout autre culte reconnu par la législation d’Isidore II de Garenne les lapins et est donc en porte à faux par rapport aux prescriptions légitimes, studieuses, averties, léoniques, maçonniques ou tantriques contenues aux lettres c) à g) des décrets, règlements et lois de nature diverses et spécifiques compilées dans le Code dit de la Liberté, du Devoir et de la Fierté Légitime et Pleine de Bonté de Saint Ambroise de Parme et d’Ailleurs.

En conséquence de quoi, en ce jour spécifique de l’année 2015, afin d’éviter que des notations ou commentaires inappropriés ne soient colportés par lesdits carnets, les autorités dont il s’agit ont décidé d’intervenir de main de maître et de pied de travers afin d’éviter aux malheureux lecteurs et malheureuses lectrices, c’est à dire vous, de succomber à une avalanche de propos sans fondement aucun, ni toit, ni cave, ni pilier, ni poutre, ni rien de tout cela, d’autant plus que les coupables demeurent pour l’heure innocents en fonction de la racine carrée de la présomption d’innocence multipliée par le double de l’inverse de la cotangente des obligations invétérées des peuples unis et murs pour l’autocratie ploutocrate quasi absolue moins 1,5.

Ainsi, la chronique est interrompue ce jour et reprendra si lesdits individus ne sont pas morts noyés auparavant le jour d’après et la nuit d’avant pour qui de droit, de fait et de maturité.

Ce faisant, les autorités ont convoyé un navire de la marine marchande et fruitière pour arraisonner les neuf soi-disant naufragés et les expurger de toute histoire, conte, chant, commentaire, ou dialogue et éviter que l’on entende à nouveau parler d’autruche volante et flottante, dite marmotte gracieuse, de grille-pain existentialiste et depuis peu anorexique à l’idée de bruler l’ouvrage de Kierkegaard soigneusement confiné en son sein, d’un extincteur sage au point de ne jamais perdre son sang-froid ou sa mousse rafraîchissante, d’un réfrigérateur colérique au possible dont les antécédents sont lourds et les casiers à fruits, légumes, et glaçons, vides, de trois pingouins radoteurs et cruels pour qui Piero della Francesca – dont les contemporains de ce jour et de cette nuit n’ont absolument que faire – est tout, d’une jeune femme au regard si doux et la commisération si intense qu’elle fait radoter tant le grille-pain que le narrateur des chroniques perdu dans un monde qui l’a perdu lui depuis fort longtemps.

C’est ainsi, chers lecteurs, chères lectrices, que vous serez épargné(e)s des chants de l’autruche et de ses sordides poèmes dont le dernier se lisait ainsi : « damnés de la terre et perclus de rhumatismes, que la nuit tombe sur vous, car elle est plus chaude qu’une couette tissée à la main de chez Saveurs et Terroirs de Marthe la Vallée sur Hermès et Condine interposés, que l’or et l’argent d’Harfleur sur le pont de Mirabeau et Miramoche vous entende et vous supplante dans le cœur d’Annabelle et Mirabelle de chez PousPous le Misérable, que la joie du dernier jour et la tristesse du premier et l’inverse, c’est selon vous ressemble et rassemble ce qui ne peut l’être, car aujourd’hui, point, et demain, point -virgule, et vive. »

Remerciez-nous et profitez de ces moments de lecture non avérée et réciproque car bientôt sous quelques heures à peine et en 33 exemplaires seulement vous verrez à nouveau lesdits personnages se réimplanter dans votre quotidien avec leurs histoires à dormir debout, assis, couché ou en poirier.

Que les jours à venir soient aussi agréables que l’impossible et que le reste soit à l’avenant comme l’étoile de nom différent et que vous profitiez de tout cela pour emmagasiner l’énergie appropriée pour vous permettre d’affronter cette chronique interdite mais reproduite en toute illégalité sous des titres divers et des fanfaronnades particulières.

Les autorités dont il s’agit et même les autres vous garantissent le meilleur et le moins bon, s’approprient ce qui est bien, revendiquent ce qui l’est aussi et se déchargent de responsabilité et culpabilité pour tout le reste, demandez au grille-pain ce qu’il en est si cela ne vous convient pas.

Nous vous ils et elles.

A bientôt. Jamais et toujours. C’est ainsi. Pour qui de droit, fait et ailleurs. Amicalement et sous peu. Aujourd’hui c’est chou.

Voilà et houp et viva

§787

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