Des inconvénients de la réincarnation et des travers d’un radiateur jaune artiste multiforme et d’une machine à gaz rondouillarde et politicienne


Chronique 54

Des inconvénients de la réincarnation et des travers d’un radiateur jaune artiste multiforme et d’une machine à gaz rondouillarde et politicienne  

Notre longue marche a débuté mais sous des auspices qui ne sont pas forcément les meilleures.

Certes, nous avons enfin réussi à surmonter cette déficience tant de l’origine que du but, nous ne nous mettons plus martel en tête quant à savoir si nous étions sur l’île de Vienne, la Mer d’Autriche, celle de Copenhague, ou les hauts-fonds d’Arezzo, nous ne souhaitons plus forcément atteindre les rivages de Bangkok, et ne croyons même plus que des forces inconnues ou malicieuses nous poursuivent pour nous accuser de tous les maux que la terre recèle. Tout cela est du passé. Nous savons que nous irons tout droit le long de cette route bitumée, noire sur le sable blanchâtre, bordée de lignes plus ou moins ininterrompues jaune, avec l’océan sinistre sur la gauche, et le désert affolant sur la droite.

Mais, nous marchons fort lentement et je ne vois pas comment nous pourrions dans un avenir proche accélérer le pas.

Nous n’avons pas forcément gagné au change comme l’a avoué en catimini ce brave et sage extincteur ce matin.

Nous étions quelque peu habitués au diatribes incessantes et déprimées du grille-pain existentialiste qui sortait de ses grilles les feuillets de Kierkegaard qu’il exhibait au tout venant de la même manière qu’ailleurs et en d’autres temps on le faisait du livre rouge, vert ou noir, des livres soi-disant saints. Nous supportions cela avec désinvolture d’autant que ses crises existentialistes terminaient forcément en larmes et soupirs que Maria parvenait en déposant les éclairs de son regard sur le corps démantibulé du grille-pain à confronter puis assouvir sans trop de problème. Il en était plus ou moins de même des coups de colère de ce bon vieux réfrigérateur que le Yéti anarchiste gérait lui aussi avec une certaine dose de réussite.

Les choses ont changé. Les amis d’autrefois sont devenus les amis d’aujourd’hui mais dans un des habits neufs.

En lieu et place d’un grille-pain existentialiste et d’un réfrigérateur colérique nous avons à faire à un radiateur jaune artiste polymorphe et une machine à gaz politicienne autoproclamée présidente d’un groupement politique intitulé COUAC. Ceci ne me dérangerait pas outre mesure – car chacun a le droit de s’exprimer comme il l’entend – si la posture de l’un et l’expression de l’autre ne posait des problèmes de logistique majeurs : nous progressons à vitesse d’escargot si je puis utiliser cette expression parfaitement impropre, mes excuses les plus plates aux escargots et limaces de toute race, nature, sexe et parure, il n’y avait dans mes propos aucune intention péjorative ni discriminatoire.

Le radiateur, artiste aux dimensions multiples, s’arrête très exactement toutes les 4 secondes et 33 dixièmes pour soit prendre en photo un morceau de caillou, une branche, un reflet du soleil, un bouton abandonné, une demi bouteille de plastique, une boite d’allumettes et, à chaque fois, la contemple sous tous ses aspects en dissertant sur sa beauté intrinsèque : « vous rendez-vous compte ce que le monde recèle de beauté en lui, chaque atome qui le compose est en soi une image de la perfection, qu’elle soit divine ou non cela n’a que peu d’importance. L’image que l’on néglige par trop souvent car l’œil n’y prête plus attention est pourtant truffée de beauté, à en déborder, à composer un océan de merveilles et de chef-d’œuvres. Nous devons chercher au fond de notre âme les échos de cette beauté passée et les laisser s’exprimer sans anicroche, sans filtre, sans recomposition. Regardez cette branche, le galbe de sa forme extérieure, la couleur des reflets du soleil sur ce bourgeon brûlé, regardez là-bas ces brins d’herbes qui sont encore dans leur gangue de rosée matinale et brillent de mille feux. Il s’agit de la réflexion de la beauté du monde dans chaque brique ou composant essentiel qui la compose de manière forcément discrète et invisible. »

Le discours m’importe peu, je vous l’avoue, même s’il est nauséeux, niaiseux et un brin sectaire, mais le fait de s’arrêter un nombre incalculable de fois me pèse d’autant que les rares moments de marche possibles sont à leur tour interrompus par la machine à gaz rondouillarde et politicienne qui s’exprime haut et fort à l’adresse de quelques cactus, fennecs, lézards, ou pierres ponces en tenant un langage mièvre et nauséabond : « Je vous ai compris, nous vous avons compris, nous ressentons au plus profond de nos êtres ces sentiments de frustration et souffrance, de peur et incompréhension, de gêne et dégoût, d’abandon et résignation. Nous les comprenons et les endossons. Nous avons créé cette confédération opportuniste et utopiste des anarchises contemplatifs pour vous porter sans autre ambition que celle de vous tendre une épaule fidèle sur laquelle vous pourrez pleurer tout votre soul. Nous ne sommes pas comme tant d’autres qui font les marchés une fois toutes les quatre ans et disent des âneries à droite et des âneries à gauche au gré des sondages juste pour vous hypnotiser, vous flatter, vous cajoler et recueillir vos votes. Nous cherchons autre chose, votre cœur et votre raison et voulons que ceux-ci choisissent sans autre forme de procès, jugement, analyse, ou étude. Nous voulons que de vous-même viennent ces appels à l’aide que plus personne n’entend et nul ne prononce car il y a trop de différences entre vous, la perle des vivants et eux qui ont répondu à l’appel de l’argent. Avec nous tout sera différent. L’avenir sera rose. Nous mettrons des pavés sur cette plage qui vous brûle les pieds, nous créerons des centres d’attraction sur les squelettes de baleine, nous abaisserons la température du soleil le jour et rehausserons celle de la lune la nuit, nous humidifierons ce sable qui vous brûle la peau et adoucirons vos nuits. Nous le ferons sans démagogie aucune… »

Maria nous a conseillé de ne rien dire pour le moment car nul ne sait quelles sont les conséquences d’une réincarnation mal finalisée. Elle nous a rappelés que s’il fallait agir avec subtilité lorsqu’un somnambule se promenait il pouvait en être de même avec nos amis. Nous devons être respectueux.

Ensuite, elle a noué des fils rouges autour des becs des trois pingouins amateurs de Piero Della Francesca et un fil orange sur l’autruche volante, flottante et trébuchante. Quant au Yéti anarchiste elle lui a demandé de porter l’extincteur sur son dos et de lui faire la conversation.

Elle ne m’a rien dit mais j’ai senti son regard se poser sur moi et les galaxies entières y compris la plus ancienne que l’on vient de discerner récemment se sont mises à danser sur l’écran bleu de mes paupières. Je n’en dirai pas plus pour profiter de ce feu d’artifice.

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Chronique – 51


Des conséquences de deux réincarnations, du syndrome de la poupée russe et de la corne d’abondance inversée, de Dumas, des squelettes de baleines, et d’une plage peu accueillante

Que dire?

Les choses ne fonctionnent jamais exactement comme on le souhaiterait.

Les mauvaises nouvelles alternent avec les bonnes et inversement. Les sujets d’anxiété s’incrustent les uns dans les autres de telle manière que lorsque, par chance ou suite à des efforts considérables, peu importe, une situation est surmontée au lieu d’en profiter et de jouir profondément de ce répit, le vivant focalise son attention sur l’angoisse ou le dépit suivant et ne profite que rarement de la parenthèse qui s’est ouverte dans son long combat avec la mort, l’ultime limite. Il y a là une juxtaposition similaire au syndrome de la poupée russe et du mythe de la corne d’abondance avec la toute petite nuance que cette dernière ne déverse pas de l’or mais un océan de perplexité, d’angoisse, de stress, de malignité et d’embarras.

Comme je vous l’ai dit hier, grâce aux efforts de Maria nos chers amis défunts, le grille-pain existentialiste et le réfrigérateur colérique, ont resurgi de leurs cendres et se sont réincarnés respectivement en un radiateur jaune et une machine à gaz ronde et trépidante.

Nos phénix ne se sont guère exprimés jusqu’à présent et nous n’avons pu encore saisir l’ampleur des changements que ceci a suscités et nous ne savons pas, par exemple, si la transmutation ou résurrection s’est accompagnée d’une altération de leur pensée ou caractère. Il est juste de les laisser se reposer mais nous sommes impatients, et ceci est compréhensible, d’appréhender ces différences éventuelles qui débordent assurément du simple changement physique et vont au-delà de la forme, de la voix ou des traits extérieurs.

Nous aurions dû nous réjouir, rire, chanter, danser, trinquer, virevolter tels des derviches tourneurs en phase avec leurs croyance et créateur.

Loin de là ! Absolument pas.

Nous nous sommes retrouvés assis dans notre cabine et nous sommes interrogés sur quantités de questions triviales ou substantielles, ce qui nous a plongés dans une atmosphère grise et humide, un brouillard mental ne nous permettant pas de balayer tout cela d’un revers de la main et nous dire que la vie était belle.

Les choses se sont ensuite dégradées lorsque le capitaine, un homme pourtant charmant et qui l’avant-veille nous avait guidé dans les entrailles de son navire et nous avait présenté les magnifiques objets qu’il amenait de par le monde pour des raisons de pure philanthropie, s’est enquis de manière fort sèche des circonstances ayant conduit à l’explosion du grille-pain et l’implosion du réfrigérateur. Il s’est en effet inquiété des cris des trois pingouins amateurs de Piero della Francesca et des chants insupportables de l’autruche volante, flottante et trébuchante et nous a demandé pour quelles raisons nous avions introduit de manière clandestine un radiateur et une machine à gaz sur un navire dérivant dans des eaux non point troubles mais tropicales.

J’ai essayé de le rassurer et lui ai expliqué les tenants et aboutissants de la métempsycose de nos deux amis mais cela n’a fait que le plonger d’abord dans un océan de béatitude puis dans une colère sombre. Après coup j’ai réalisé que la béatitude devait avoir été provoquée par sa plongée non pas dans le regard de Maria mais son décolleté qui pourtant demeure toujours très prude. La colère sombre était me semble-t-il directement liée à ce qu’il a nommé en passant ma folie douce. Il nous a donc enjoint sans une forme d’ambiguïté de quitter le navire à la première occasion, c’est-à-dire immédiatement, tout en précisant de manière fort amicale que Maria demeurait la bienvenue.

Il a ajouté que ces explosions et bruits inqualifiables le conduisait à nous identifier à des trafiquants de bas étage et qu’il souhaitait rester en dehors de tout cela lui qui œuvrait pour le bien commun, la félicité publique, le bonheur universel et la joie illustre des humains de toute condition et situation.

Nous avons fait corps et avons décidé de quitter ensemble, tels des personnages de Dumas, le navire lorsque les circonstances le permettraient. Le Yéti anarchiste s’est cependant senti obligé de ricaner et dire sur un ton parfaitement méprisant qu’au vu des contours des machines agricoles, des engrais, des armes de chasse et des autres objets truffant le navire, si trafic il y avait il devait être d’une autre origine que la nôtre et de niveau infiniment supérieur à celui qu’il avait eu la bonté d’évoquer auparavant.

La situation s’est envenimée et le capitaine a quitté la cabine sur le champ et ses hommes de camp, de main, de pied et de choix nous ont propulsés hors du navire à 100 mètres d’une plage grise sinistre avec squelettes de baleines et troncs pourris comme horizons et champs mélodieux.

Nous avons éprouvé les pires difficultés du monde à nager jusqu’à ladite côte, imaginez l’atroce douleur qui a été celle du Yéti, de l’autruche et de moi-même après avoir trainé un radiateur, une machine à gaz et un extincteur hors de cette eau qui avait perdu sa couleur émeraude depuis longtemps, probablement nettoyée par quelque autre philanthrope de haut étage titillé par l’appât du gain et des couleurs.

Les trois pingouins nous ont précédé sur l’île et se sont installés au milieu du squelette de baleine le plus proche qu’ils ont décrété être la porte d’entrée du parc d’attraction le plus proche.

Je ne les ai pas contredits étant pour ma part par trop perturbé par la difficulté de la nage en conditions difficiles.

Nous sommes à nouveau assis en rond et avons très froid. Les étoiles se sont levées sur une mer déchainée et la lune nous a vaguement salués mais avec suffisance. Il n’y a plus d’amour à Saint-Pétersbourg a conclu l’autruche a qui nous avons délicatement demandé de s’arrêter là dans sa chanson printanière pour nous laisser le soin de nous endormir ainsi, chichement et froidement.

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Chronique – 60


De Kubrick, de Pirandello, de Kierkegaard, de la réincarnation, des grille-pains, réfrigérateurs et machines à gaz de nature diverse

Depuis le début de cette chronique je n’ai cessé de m’étonner des étonnantes circonvolutions du destin, des étranges aléas de notre quotidien, des sinuosités du présent qui est le nôtre. Aujourd’hui ne dérogera pas à cette règle immanente. Jugez-en donc par vous-même, ceci pourrait je crois susciter un brin d’intérêt de votre part et vous permettre de relativiser les aléas de vos propres vies et devenirs tout en me laissant déambuler tranquillement et sans fin dans les couloirs sombres du labyrinthe qui constitue mon quotidien.

Je vous ai décrit hier ces circonstances impalpables et incompréhensibles ayant conduit à l’explosion du grille-pain existentialiste et déprimé et par suite l’implosion du réfrigérateur colérique. Les circuits internes les plus intimes de nos amis se sont répandus sur le sol et en lieu et place de brillants et charmants amis, ne restaient que des traces désuètes, obsolètes et ridicules ne ressemblant en rien aux silhouettes rassurantes que nous avions l’habitude de côtoyer.

Nous avons passé la nuit dans ma cabine à pleurer nos amis. Nous n’avons pas vu les heures et minutes défiler perdus que nous étions dans cette contemplation intérieure de nos âmes tristes.

L’autruche volante, flottante et trébuchante a, par intermittences, scandé des sanglots longs et lents, des rengaines telles que : « il pleure des oranges à Saint-Pétersbourg, le ciel et la mer sont des aliments pour animaux béants, la vie et la joie sont des musiques sombres, nous irons, vous, je et moi aussi, crapauds et singes ne sont pas des alliages légers de fabrication chinoise » et j’en passe mais comme nous avons perdu l’habitude de songer à donner sens à ce qui n’en a visiblement pas nous l’avons laissée chanter et avons trouvé cela plutôt approprié car, après tout, la disparition de nos amis était pour le moins ridicule et sans aucune sorte de signification ou de sens.

Le surréel, l’irréel, l’incompréhensible et le totalement niaiseux sont parfois intimement liés. La nuit s’est écoulée ainsi, calmement, et au matin nous étions encore ainsi à nous lamenter et à pleurer le départ de nos amis.

Pendant ce temps, Maria a poursuivi sa noble tâche consistant à ne pas accepter l’inacceptable, à cartographier les pièces disjointes et éparpillées, à les regrouper, les sérier, les classer, les nettoyer, les réparer et finalement tenter de les recomposer.

Elle nous a expliqué ensuite qu’il y avait dans le monde deux catégories d’individus, la première, la plus nombreuse, qui s’hypnotisait à force de se lamenter de s’ébahir ou de s’endormir sur son propre supposé sort et la seconde, en voie de disparition, qui se rebellait et s’indignait tout en refusant de baisser les bras, d’abandonner, de se résigner, ou de se complaire d’une situation proprement inacceptable. Elle s’est tue mais nous en avons déduit que tandis qu’elle faisait irrémédiablement partie de cette dernière catégorie, notre appartenance à la première ne faisait guère de doute.

Puis, elle nous a ramené dans la chambre de nos chers disparus et au lieu des débris désastreux de la veille nous avons découvert deux étranges choses, à savoir une sorte de grille-pain jaune éblouissant incrusté dans un radiateur à portes et tuyaux. Nous sommes restés immobiles et interdits de nombreuses minutes, sans savoir ni comprendre ce qui se passait.

Maria a rompu non point le pain car elle ne souhaitait pas tester son œuvre mais le silence et a expliqué ce qui suit : « Voilà le travail. J’ai procédé aussi justement qu’il me paraissait possible de le faire. Des pièces ont irrémédiablement disparu. D’autres étaient très abîmées ou non attribuables. Je n’avais pas de guide ou de manuel et encore moins des assistants puisque vous étiez entièrement pris par vos accablements délirants. J’ai agi tandis que vous vous lamentiez. Le résultat n’est pas parfait mais voici le semblant d’une renaissance, un grille-pain réfrigérant. Par contre, je ne suis pas encore parvenu à mettre l’ensemble en marche, je ne suis pas Mary Shelley ».

Nous avons contemplé l’entremêlement de deux amis chers, une étrange chose, difficile de la nommer autrement. Elle ne ressemblait à rien.

Les pingouins ont regretté ce travail inutile et ont dit qu’il aurait mieux valu vendre les pièces détachées pour ensuite alimenter un fonds pour l’établissement à plus ou moins terme de la province indépendante d’Arezzo puis la proclamation de la république chapellaine de Piero della Francesca.

Le Yéti anarchiste n’a pas succombé à une crise de fous rires mais au contraire à des assauts de sanglots.

L’extincteur s’est contenté de dire « Pourquoi pas ? ». Quant à moi, j’ai murmuré « et maintenant ? ».

Maria a haussé les épaules en soupirant et disant « décidément ! il faut tout faire soi-même ! ». L’extincteur s’est repris et a suggéré de procéder à la manière du savant de Métropolis et d’user de force électrique mais Maria l’a interrompue.

« Le grille-pain a explosé et le réfrigérateur implosé. Nous procéderons donc de manière diamétralement opposée. Nous ferons imploser le grille-pain et exploser le réfrigérateur ». Elle a alors demandé au Yéti de se tenir prêt à sauter sur le grille-pain pour le faire imploser sous son poids. Quant à l’autruche elle lui a demandé de chanter sans interruption pour faire exploser de colère le réfrigérateur.

Dix minutes de chants parfaitement insupportables ont suivi et alors que nous étions tous prêts à jeter la pauvre autruche par la fenêtre, des vibrations se sont diffusées sur le corps livide du réfrigérateur pneumatique à portes et tuyaux.

Au signal de Maria qui a suivi le Yéti a sauté brusquement sur le grille-pain provoquant sont étouffement immédiat. Puis tout a cessé et après quelques secondes à peine, des voix se sont fait entendre, celles entremêlées de nos chers amis disparus.

Ils étaient de retour mais évidemment épuisés et, surtout, dans des corps différents des précédents. Il y avait eu une sorte de processus de réincarnation. Le grille-pain s’était transmuté en un radiateur miniature jaune et le réfrigérateur dans une machine à gaz, ronde et trépidante.

Nous souhaitions leur parler mais Maria a fait évacuer la cabine et ai restée seule avec eux pour qu’ils se reposent sans devoir supporter nos commentaires improductifs et épuisants.

Nous avons ainsi récupéré nos amis. Une résurrection mécanique. Deux réincarnations miraculeuses. Maria est certainement une sainte. Il faudra évaluer tout cela à tête reposée.

Pour l’heure nous avons décidé de procéder de manière calme et pondérer et tous, en chœur, nous sommes endormis. C’est de là que je vous écris ceci, à vous mes cher(e)s et fidèles lecteurs/trices.
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